Grossesse et bébé : comment se fringuer sans s’encombrer

Il y a quelques mois, j’ai ressorti mon carton « fringues de grossesses » et après deux grossesses et deux allaitements, le contenu n’était vraiment pas terrible…

Mais depuis ma dernière grossesse, j’ai pas mal travaillé sur ma consommation, l’encombrement de la maison, le zéro déchet et je n’ai pas du tout envie d’acheter de nouveaux vêtements… perdre du temps dans les magasins pour acheter des vêtements de mauvaise qualité cousus dans des conditions que je n’approuve pas et ce pour les porter que quelques mois et les laisser ensuite moisir dans un carton dans l’éventualité d’une nouvelle grossesse, très peu pour moi !

Plusieurs solutions s’offraient à moi :

1- Acheter d’occaz’ – oui mais je n’ai pas envie de les stocker ensuite !

2 – Les coudre moi-même – oui mais je débute juste en couture et je me galère déjà à faire quelques fringues pour mes enfants…

3 – les louer.

Les louer ? Ça existe ça ? On peut louer ses vêtements ?

Je pouvais profiter d’avoir des nouveaux vêtements tous les mois sans avoir à me soucier de faire les magasins, en pouvant les rendre quand je n’ai plus envie de les mettre et en pouvant en choisir d’autres sans encombrer mes placards ! Génial !

Pour les vêtements de grossesse, j’ai choisi Tale Me.

Le concept est simple, on s’abonne pendant 4 mois minimum et on peut choisir 3 vêtements tous les mois pour 29 € par mois. Si les vêtements ne vont pas, on peut les échanger. Les trous et les tâches sont pris en charge par Tale Me. Le prix de l’abonnement comprend les frais de livraison et de réexpédition des paquets.

  • Le plus : un choix varié de vêtements sur internet, de bonnes marques de vêtements, un relationnel client super sympa et un système de réception et de réexpédition super simple.
  • Le moins : les images sont parfois petites sur Internet et il est difficile de se faire une bonne idée des vêtements que l’on loue. Ma première commande était catastrophique, rien ne me plaisait. Mais échanger les vêtements était vraiment simple et sans problème et les deux autres commandes étaient plus à mon goût.

Là où c’est vraiment chouette, c’est que ça existe aussi pour les enfants !

Je vous propose de découvrir Ma Petite Étagère qui est un système de location de vêtements pour enfants sur un principe d’abonnement comme Tale Me. L’entreprise est encore en création et est en campagne de financement participatif sur Ulule. Le projet me tient d’autant plus à cœur que ce sont les cousins de Séb qui travaillent dessus.

Il ne reste que 5 jours pour participer à la campagne et bénéficier de tarifs préférentiels pour ceux qui soutiennent le projet, je vous laisse cliquer : https://fr.ulule.com/mapetiteetagere/

 

 

Déconsommation – trucs et astuces

Il paraît qu’en 2016, la consommation des ménages français a baissé… pour mon plus grand plaisir ! Sans être une inconditionnelle de la « sobriété heureuse » (je ne me vois pas déménager dans une tiny house au milieu de nulle part…), j’avoue que le fait d’alléger sa maison, d’établir et de tenir son budget et de faire un peu de zéro déchet pousse à revoir sa consommation autrement :

1 – réfléchir tout achat en terme de véritable utilité et d’affection pour ne plus encombrer inutilement sa maison : fini les sites de ventes privées, les achats impulsifs, les promos et les soldes : toute envie attend un peu pour voir si ça passe, tout besoin est considéré selon sa  longévité (par exemple, j’ai remplacé mes éponges par des petites brosses à vaisselle en bois et fibres naturelles, c’est un peu plus cher, mais ça dure bien plus longtemps…)

2 – passer d’abord par des achats d’occasion (pour les chaussures et vêtements), des systèmes de location ou faire soi-même.

3 – constater les bienfaits de cette absence de consommation sur notre budget.

Je vous propose de participer à cette petite révolution en cours en partageant avec vous mes recettes préférées, testées et approuvées, pour réduire notre consommation de produits ménagers et cosmétiques.

— Les produits ménagers :

  • la lessive : ça fait 6 mois que j’utilise la recette de la famille Zéro Déchet et je l’adore. Elle va vite à faire (le temps de faire bouillir de l’eau), elle fonctionne bien, dure longtemps et elle revient à moins d’1 euros le litre : http://www.famillezerodechet.com/archives/2014/12/03/31076075.html
  • pour le sol, le détachant : le savon noir liquide
  • pour les vitres et la salle de bain :  2/3 eau + 1/3 vinaigre blanc et passer des lingettes microfibres
  • pour dégraisser le four : les cristaux de soude

Voilà, ça à l’air super compliqué, hein ? J’achète encore le produit pour nettoyer les toilettes et le produit pour le lave-vaisselle (j’ai testé différentes recettes, mais je n’en ai pas encore trouvées de satisfaisantes…)

— Les cosmétiques :

  • le dentifrice : la recette prend en tout et pour tout 2 minutes à faire, l’argile permet d’adoucir l’effet du bicarbonate de soude, et l’huile essentielle donne le goût. Il ne reste plus qu’à s’habituer au fait que ce soit de la poudre et que ça ne mousse pas du tout mais pour le reste, il fait bien son boulot : http://www.famillezerodechet.com/archives/2015/03/06/31655775.html
  • Le déo : cela fait trois ans que je ne mets quasiment plus de déo (sauf vraiment en plein été quand il fait 40°) et je ne trouve pas que je sens mauvais, j’ai même l’impression de suer bien moins qu’avant. C’était une vraie découverte : on peut vivre sans déo. Mais je dois dire que j’avais bien du mal à convaincre mon entourage, surtout Séb qui fait du sport quatre fois par semaines… à Noël, j’ai offert des petits kits zéro déchets à mes sœurs et mes amies : ils contenaient des lingettes lavables faites maisons, un baume à lèvre et un déo. Les deux recettes viennent du blog Antigone XXI, et franchement, le déo a convaincu tout le monde (et même Séb), la recette est là : https://antigonexxi.com/2012/05/03/un-deo-naturel-en-5-minutes-chrono-pari-tenu
  • J’ai troqué le démaquillant, la crème hydratante et le masque pour les cheveux par de l’huile de noix de coco. C’est magique et ça sent bon.
  • Le gommage : du marc de café – c’est un peu crapouille, mais c’est très efficace sans être agressif et ça débouche les tuyaux de la baignoire…

Pour le reste, on achète encore le savon et le shampoing…

J’ai fait le tour de mes petits trucs et astuces, si vous avez aussi des bons plans, je prends !

Crédit Photo : Damian GadalMarket Economy

Famille en transition

D’abord, il y avait un terreau favorable et puis il y a eu quelques prises de conscience et enfin le temps de prendre de vraies initiatives et de se rendre compte que ce n’est pas si difficile que ça…

On a commencé par intégrer un jardin potager participatif. Cela va faire un an et demi que nous sommes adhérents de l’association Côté Jardins. Le principe : un panier de légumes bio par semaine en échange de sept journées de jardinage par an et d’une participation aux frais (à hauteur du prix du même poids en légumes non bio sur le marché). En plus de mettre la main à la pâte, c’est aussi un  vrai moment de convivialité et de partage. Chaque repas est l’occasion de goûter de nouveaux plats ! Du coup, on apprend à faire un potager, on jardine, ce n’est que sept dimanches par an (c’est beaucoup moins de boulot qu’un potager dans notre jardin), on a des légumes bio et on teste de nouvelles recettes. Tout bénéf !

Puis on a changé de prestataire en électricité, ça m’a prit exactement 4 clics et 5 minutes. On est chez Enercoop, oui c’est plus cher, mais quelque part ça me rassure d’être acteur d’une coopérative. Je me dis que si j’ai le nez dedans, ça me permettra peut-être de mieux comprendre les choses et d’avoir l’impression d’être impliquée.

Puis on a  bien réduit notre consommation de viande. Non, nous ne sommes pas végétariens, parce qu’on aime manger de la viande, du poisson et du poulet et que du coup, pour l’instant, on y va tout doux et on achète moins et mieux (local et bio). Mais le blog d’Antigone XXI et ses belles recettes me feraient presque franchir le pas, de plus elle déculpabilise le parent que je suis en montrant que l’on peut tout à fait nourrir ses enfants correctement sans viande (et même de façon vegan… sans carence alimentaire… oui oui)

Là on bosse le zéro déchet. Nous avons construit un compost dans notre tout petit bout de jardin, je fais encore plus de produits ménagers et cosmétiques moi-même, je cuisine le plus possible et j’ai commencé à changer mon mode de courses, et là, c’est le drame… Je trouve du vrac pas bio et du bio avec suremballage, la seule crème fraîche avec un pot recyclable se trouve en hyper grande surface et impossible pour l’instant de trouver mon fromage préféré à la coupe sans plastique. J’ai l’impression de ne trouver que des incohérences dans tous les magasins que je trouve… Et je me demande si je ne vais pas lancer une initiative comme SuperQuinquin dans la région Lyonnaise…

Bref, on transitionne…

Pour aller plus loin :

https://www.demain-lefilm.com/apres-demain

http://www.famillezerodechet.com/

https://www.zerowastefrance.org/fr

http://www.vegetarisme.fr/comment-devenir-vegetarien/periodes-vie/

Open-ended toys – les jeux « ouverts »

Ce n’est pas que par snobisme et sens profond de l’écologie que je préfère les jouets simples, plutôt en bois, plutôt récup…

Un peu. Mais pas seulement.

Je n’ai jamais vraiment aimé les jouets en plastique qui clignotent et font du bruit, mais je n’avais jamais mis le doigt sur ce qui me dérangeait.

En fait, c’est la passivité de l’enfant face au jouet. C’est tellement facile, il suffit d’appuyer sur un bouton et le jouet joue, plus besoin d’agir, de participer, d’imaginer.

Je vois Eulalie appuyer de façon continue sur un bouton, sans même écouter ce que dit la chanson, et regarder clignoter l’étoile sans expression sur le visage.

Puis je la vois explorer mon tiroir à boîtes, les sortir, essayer de les ouvrir (expression contrariée), y arriver (joie), mettre une boîte dans une autre, mettre une boîte sur la tête (rire), regarder la boîte tomber, réessayer (rire), mâcher la boîte, prendre une autre boîte, sortir beaucoup de boîtes, en remettre quelques unes dans le tiroir, tirer le tiroir, pousser le tiroir, se coincer les doigts dans le tiroir (pleurs)…

Pour Noël, Eulalie veut des Tup’ (écolos, si possible ^^)

Les anglophones appellent ces jeux des « open-ended toys » – des jeux « ouverts », comme une question peut être ouverte. Ce sont des jeux avec lesquels tout est possible : les jeux de construction, les parcours de billes, les jeux d’imagination… Tout ce qui peut permettre à l’enfant de créer des mondes sans fin.

Tout cela peut être très simple aussi, comme une série de boîtes ou de bols en inox.

Mon coup de coeur pour Noël, la marque allemande Grimm’s – depuis que je l’ai découverte, j’en rêve la nuit.

La motricité libre

J’ai découvert la motricité libre après les débuts de la marche pour Samuel mais avant la naissance d’Eulalie. C’est pourtant tellement simple, pourquoi ne pas y avoir pensé avant ?

C’est le visionnage du DVD d’Albert Coeman un bébé comment ça marche qui m’a vraiment marquée.

De fil en aiguille, je me suis intéressée au travail d’Emmi Pikler. Je ferai un article plus précis à son sujet plus tard.

Puis, avant de faire cet article, j’ai participé aux ateliers motricité libre de la Cause des Parents et à la conférence qu’il y a eu sur le sujet.

Pour bien vous expliquer le concept, je partage les belles illustrations de Bougribouillons et je vous résume un peu la conférence que j’ai suivi.

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Dans un environnement préparé pour le laisser explorer, l’enfant se redresse lui-même, à son rythme et passe de la position sur le dos, au ventre, puis assis et debout et enfin à la marche (en passant par plein de positions intermédiaires…). Ses acquis sont bien solides, il connaît bien son corps.

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C’est parce qu’il y a des objets intéressants que l’enfant a envie de bouger. Il a besoin de découvrir et de manipuler des objets. L’enfant n’a pas besoin d’être stimulé par l’adulte ni que celui-ci lui apprenne à jouer, c’est son environnement qui doit lui proposer des petits défis à sa portée, et c’est en observant son enfant que l’on connaît les défis qui sont à sa portée. Ce qui a été facile à mettre en place :

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– pas de transat, mais un tapis – laisser Eulalie sur le dos

– pas de matériel de puériculture inutile (transat, coussin ou fauteuil pour forcer la position assise, youpala (hyper dangereux) et trucs pour forcer la position debout…)

– laisser Eulalie se déplacer comme elle l’entend

– la laisser grimper les escaliers en restant derrière elle pour s’assurer qu’elle ne tombe pas

– faire évoluer avec elle son environnement.

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Ce qui est difficile :

– Ne pas aider Eulalie (sauf si elle est vraiment en difficulté)

– Ne pas intervenir (sauf si elle est en danger, bien évidemment)

– Ne pas la mettre assise, ne pas la mettre en haut du toboggan, ne pas être pressés, en somme.

– Et surtout, ne pas faire pour elle (ni pour Samuel, d’ailleurs)

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Mille mercis à Bougribouillons pour les belles illustrations et pour le lien vers la vidéo :

 

Adapter l’environnement de son enfant #1

La deuxième grande étape de la pédagogie Montessori est d’adapter l’environnement à l’enfant.

Adapter l’environnement, ça peut être très simple, comme poser un porte-manteau à la hauteur de l’enfant et un petit banc pour qu’il puisse mettre ses chaussures dans l’entrée,  mettre de petits paniers pour ranger facilement les jouets, mettre en hauteur ce qui ne peut vraiment pas être tripoté et mâchouillé.

Puis on peut aller plus en détail pour permettre à l’enfant d’être le plus autonome possible.

Nous avons commencé à mettre en place des choses assez simples :

Dans la cuisine :

-une chaise évolutive pour pouvoir monter et descendre tout seul de table

– un marchepied stable pour être à la bonne hauteur pour aider en cuisine

– de la vraie vaisselle (pas en plastique) mais adapté à la taille de chacun : verres à liqueur sans pied pour Eulalie, petits verres en verre pour Samuel et assiettes à soupe en céramique, un petit pot à eau léger pour pouvoir servir de l’eau.

2014-10-07 13.11.16 – la vaisselle est dans un buffet accessible pour Samuel (3 ans) mais pas pour Eulalie (1 an).

– du matériel adapté pour cuisiner et faire le ménage.

– les activités manuelles accessibles (peinture, pâte à modeler, feutres, crayons, ciseaux, gomettes et feuilles)

Dans le salon :

– un espace de jeux pour Eulalie (avec un miroir)

– des jeux accessibles et faciles à ranger (dans des petits paniers) pour Samuel

– quelques livres

– des petites chaises

Dans la salle de bain :

Nous avons la chance d’avoir un bidet, il sert de lavabo à Samuel.

Il y a d’autres solutions comme chez Elisa de Et Dieu créa…

Dans la chambre de Samuel : 2013-09-15 18.20.39 – un lit accessible (depuis ses 20 mois)

– la lampe de chevet accessible

– des petites étagères avec les livres, les jouets

– un petit fauteuil et un petit pouf pour lire

– un petit bureau avec le matériel à dessin disponible (aucun problème de dessin sauvage sur les murs ou fauteuils pour l’instant…)

– un espace pour accrocher les dessins

– des casiers à vêtements accessibles avec des étiquettes pour montrer où se trouve quel vêtement.

Dans la chambre d’Eulalie

– les jouets accessibles

– pendant une période, elle avait le lit par terre, nous avons remis le petit lit en hauteur, mais je ferai un article à ce sujet.

Tout n’est pas d’un académisme « montessorien » complet, je n’ai pas d’étagère avec du matériel pédagogique Montessori, partant du principe que c’est plus pour l’école.

Mais, petit à petit, nous faisons de notre univers un environnement adapté aux enfants.

Pour plus d’univers Montessori :

http://fr.pinterest.com/clemmelc/montessori/

En français :

http://mercimontessori.blogspot.fr/2013/04/ma-maison-montessori-le-salon.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2013/07/ma-maison-montessori-la-chambre-denfant.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2014/03/ma-maison-montessori-la-salle-de-bain.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2012/11/laire-de-jeu-de-louiselle.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2014/09/un-espace-lumiere.html

En anglais :

http://carrotsareorange.com/10-ways-integrate-montessori-home/

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2013/05/my-entry.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2013/11/getting-dressed-at-two-.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2013/02/pouring-a-drink-and-snack-preparation-.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2012/12/tips-for-creating-a-montessori-bedroom.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2012/11/brushing-teeth-washing-hands-the-bathroom-.html

http://thefullmontessori.wordpress.com/2013/06/20/how-to-montessori-your-home/

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2012/08/little-things-that-make-a-difference.html

Et si vraiment, cela vous inspire, vous trouverez de très bonnes idées dans les livres suivants :

Éveiller, épanouir, encourager son enfant, Tim Seldin

Le quotidien avec mon enfant, Jeanette Toulemonde