Ah, les vacances !

J’aime les vacances scolaires. C’est un moment que l’on prend pour nous, pour ne rien faire, pour bousculer les habitudes et pour se faire plaisir.

On se lève tard, on regarde la télé tous ensemble, on voit les copains, on sort faire des jeux et au bout de quelques jours, toutes les petites routines d’organisation bien mises en place ont complètement disparu, c’est le bazar dans toute la maison et on vit dans un capharnaüm géant.

C’est génial.

Et crevant.

C’est aussi le moment où j’ai le plus de doute quant à ce que je fais avec mes enfants. Tout se bouscule.

Pourquoi crient-ils autant ? Est-ce qu’ils sont fatigués ? y a-t-il trop d’activités ? pas assez ?

Ils sont contents de passer du temps ensemble et ils se disputent…

Qu’est-ce que j’ai raté ? Mais pourquoi est-ce si difficile ? ça y est là, je suis fatiguée !

Pourquoi ne veut-elle pas faire la sieste ? (peut-être parce qu’elle s’est réveillée à 10h…)

Pourquoi cherche-t-il tout le temps mon attention ? (peut-être parce que je suis devant l’ordinateur…)

Pourquoi parle-t-il tout le temps ? (peut-être parce que c’est le fils de sa mère…)

Et puis à un certain moment, on trouve l’équilibre. Pas trop de télé, pas trop de sorties, privilégier les temps de sieste et raconter des histoires, essayer de jouer ensemble quand on peut et laisser le bazar, les cris, les pleurs, les chants et les moments de folie envahir la maison…

On est en vacances, on ne fait plus rien ^^

En plus :

J’aime le titre de se livre (peut-être à lire bientôt) :

tout va bien nous sommes paumés

J’aurais bien aimé que celui-ci soit encore édité en français :

Raising Our Children, Raising Ourselves: Transforming parent-child relationships from reaction and struggle to freedom, power and joy

Je suis en train de réfléchir à l’absence d’éducation :

La fin de l’éducation

Je sens que je n’ai pas fini de me poser des questions…

Crédits photo : Chris JLHolidays are for playing

Idée reçue #1 : « les éducations alternatives, c’est laisser son enfant faire tout et n’importe quoi ! »

Ce n’est pas parce que j’écoute mon enfant et que je le laisse faire des choses tout seul qu’il n’y a pas de limites.

Ce n’est pas parce que je n’utilise aucune forme de punition (même le coin, oui, oui), que mon enfant a le droit de faire n’importe quoi.

Il y a des règles et les règles sont très claires.

Tous les mouvements d’éducation expliquent qu’il faut poser des limites à son enfant, que c’est important pour sa construction.

Montessori dit qu’il faut suivre l’enfant comme son guide. Suivre l’enfant, c’est le laisser libre de ses choix, le laisser libre de son rythme mais il ne faut pas oublier que nous sommes là aussi pour son bien être. Il est important d’être son guide.

Quand mon petit garçon de 3 ans me dit qu’il ne veut pas manger, j’écoute d’abord ce qu’il a me dire. Souvent, il commence par me dire qu’il veut des pâtes et pas ce que je prépare. Je lui explique que non, aujourd’hui, je n’ai pas préparé de pâtes, ce n’est pas ce que l’on va manger. Il ne choisit pas ce que l’on mange et il mange ce qui a été préparé.

Par contre, s’il me dit qu’il n’a pas ou plus faim, je ne le force jamais à manger ou à finir son assiette. Il connaît son appétit, je lui fais confiance. S’il n’aime pas un aliment après l’avoir goûté, il ne le mange pas, il le goûtera encore une autre fois.

Je pense toujours aussi à ce que l’on exige des enfants parfois et que l’on ne s’infligerait pas ni à aucun adulte… Jamais je ne me forcerais à manger si je n’avais plus faim et j’essaie encore les artichauts mais ça me donne toujours envie de vomir.

Pour pouvoir le laisser libre de ses choix et de son rythme, il faut l’observer et adapter son environnement et ce n’est pas forcément évident. Mais j’y reviendrai pour mieux développer ces aspects.

Il est important aussi de s’écouter, de connaître nos limites en tant que parents et d’être d’honnête dans nos relations avec nos enfants. Connaître nos limites, les poser calmement avec notre enfant avant que son attitude ne dépasse notre seuil de tolérance (et que l’on se mette à crier), savoir dire non, savoir réagir calmement quand notre enfant teste ces limites, c’est aussi une grande partie de notre apprentissage, les éducations alternatives nous donnent des clés.

Pour aller plus loin

(en français)

http://familleharmonie.com/2014/02/13/permissif-non-ferocement-non-violent/

http://mercimontessori.blogspot.fr/2014/10/suivre-lenfant.html

(en anglais)

http://www.janetlansbury.com/2014/04/setting-limits-with-respect-what-it-sounds-like-podcast/

http://www.janetlansbury.com/2012/06/set-limits-without-yelling-more-toddler-discipline-mistakes/

 Crédit photo – Flickr – Simon Ingram – Splash! Water, water everywhere..