La motivation

Alors que je traversais la ville pour aller tester l’épicerie en vrac qui vient d’ouvrir, je me demandais ce qui me poussait à faire tant d’effort pour acheter des trucs sans emballage ? Une prise de conscience écolo intense ? le fait d’avoir le temps de le faire ? oui mais pas seulement… C’est surtout la lecture d’un livre (une famille (presque) zéro déchets)…

Pourquoi ?

  • C’était fun et bien présenté
  • Présenté comme ça, ça ne semblait pas compliqué
  • C’était incroyablement positif (et pas moralisateur)

Je vous parle de ça parce qu’à la rentrée, ma copine Caro m’a parlé d’un texte collé dans le cahier de sa fille qui est rentrée en CE1. Cela s’appelle les portes de la réussite.

ça se présente comme ça :

Donc, trois clés : la clé du travail, la clé du comportement en classe, la clé du comportement en dehors de la classe. Le lundi, chaque élève a ses trois clés, et s’il a cinq remarques dans un domaine, il perd une clé, et s’il perd une clé, il perd des droits et des responsabilités dans la classe…

Bon, déjà, niveau présentation, on fait plus fun…

Dire que ma copine Caro et moi étions peu enthousiastes face à la méthode est un euphémisme, on trouvait ça dur envers les enfants (on ne peut que perdre et jamais gagner) et peu responsabilisant…

A côté de ça, la méthode de l’école de la fille de ma copine Laila semblait déjà un tout petit peu mieux (à mon goût) : un code couleur, tous les enfants ont un carré bleu, les carrés vont du rouge au noir, le bleu est au milieu, et selon le comportement, les enfants peuvent monter ou descendre sur l’échelle des carrés de couleur, ils ont plus de responsabilités s’ils montent dans l’échelle (comme aller aux toilettes tout seuls, oui oui, un truc de dingue) mais ils sont punis si leur niveau baisse sur l’échelle (ils copient des lignes)…

C’est un petit peu plus fun, c’est compliqué et il y a la menace de la sanction stupide, mais il y a aussi la possibilité de gagner et de s’améliorer.

Dans l’école de mes enfants, comme dans l’école (publique) des enfants de ma copine Mathilde, l’approche n’est que positive. Ils ont une base de départ qui leur ouvre certains droits (un trèfle à trois feuilles dans l’école de mes enfants, une couleur dans l’école des enfants de Mathilde) et mieux ils connaissent les règles et ils les appliquent, plus ils ont de droits et de responsabilités.

Dans la classe de Samuel, il y a trois trèfles. Sur le premier, l’adulte seul décide des déplacements de l’enfant et l’enfant doit travailler les compétences du trèfle à 4 feuilles.

Les compétences du trèfles à quatre feuilles sont les suivantes :

Je sais, je fais : chercher de l’aide, écouter les adultes, connaître les lieux et les adultes de l’école, faire attention à moi, respecter les règles de déplacements, frapper au portes et les fermer et dire bonjour.

Une fois les compétences acquises, l’enfant peut demander en assemblée s’il peut avoir le trèfle à quatre feuilles, les autres enfants donnent leur avis et les adultes décident.

Avec le trèfle à quatre feuilles, l’enfant peut se déplacer seul dans l’école lorsque l’adulte est d’accord et être sans adultes dans un lieu avec des trèfles à 5 feuilles.

Les objectifs des trois méthodes sont les mêmes : connaître les règles et les respecter pour avoir plus de responsabilités.

Pour moi, la méthode des portes de la réussite me semblait tellement moins valorisante et motivante que la méthode des trèfles… et pourtant, un parent d’élève de l’école de mes enfants m’expliquait que la méthode des trèfles ne fonctionnait pas du tout avec son garçon et que pour lui, le plus simple était de lui donner d’emblée des responsabilités et de les lui retirer s’il ne respectait pas le contrat, de plus, le jugement des autres enfants était très difficile à vivre…

Vous en pensez quoi, vous ?

Crédit photo : Flickr Creative Commons Public Record Office VictoriaRural training school – Classroom during education week, 1950s (cut)

Au travail !

Allez hop, ne pensez pas que vous allez manger gratos ! Pendant que le grand nettoie, la petite cuisine !

Il paraît que faire participer les petits aux tâches de la maison leur permet de développer des capacités motrices (regardez ces toutes petites mains qui écossent les fèves), de développer leur autonomie, le travail en équipe (il faut nous voir à la chaîne en train d’équeuter les épinards, je nettoie, Samuel équeute, Eulalie déchire et goûte les feuilles) et de renforcer leur confiance en eux. Et puis, entre nous, ça permet de passer un moment ensemble tout en les occupant et en bossant, bon plan !

Chez moi, de manière régulière : Samuel (4 ans) met la table et met son linge dans le panier à linge sale.

Pour le reste, ils participent s’ils ont envie. Eulalie m’a déjà aidée à vider le lave-vaisselle, Samuel aime laver les vitres et les carreaux et il adore balayer et laver par terre.

Deux problèmes peuvent se poser : 1 – Cela demande du temps : pour les accompagner, les briefer… (temps que l’on avait prévu pour faire du ménage…) 2 – bien évidemment, ce n’est pas nickel.

Quand Samuel lave le sol, on fait chacun son tour. Il balaie en premier (je fais un carré de scotch au sol pour qu’il puisse savoir où rassembler les miettes), puis je balaie. Il ramasse les miettes et je ramasse les miettes. Il passe la serpillère, puis c’est mon tour… C’est pas top de repasser derrière, mais bon, l’objectif final, quand même, c’est que ce soit fait…

Je pars du principe que tant que ça les éclate, autant en profiter !

L’activité préférée du moment : détapisser – 30 minutes de tranquillité et d’efficacité un samedi matin…

Faire la vaisselle : pas de problème…

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Petit Papa-Noël, quand tu resteras au ciel…

Tout le monde en parle, c’est vrai, mais c’est d’actualité.

Que faire du Père-Noël ?

Personnellement, je n’ai jamais apprécié le personnage. Il fait assez peur. Et pour avoir visité le village du Père-Noël à Rovaniemi en Finlande, j’ai été très déçue de constater qu’il vendait des cadeaux mais n’en donnait pas…

J’avais quand même un petit doute quant à la magie : comment insuffler de la magie dans le monde de mes enfants sans ce type d’histoire ?

Mais est-ce que je veux leur mentir ? Et quand ils découvriront la vérité ?

J’ai décidé de ne pas mentir. Il n’y a pas de Père-Noël chez nous, je n’en parle pas sauf quand Samuel me pose des questions. Il commence juste à en avoir …

(c’est rigolo, il l’appelle le Permis Noël)

J’ai décidé d’expliquer que le Père-Noël était un personnage fictif que l’on trouve dans les histoires et que Noël, c’était surtout un moment de partage et de joie.

Pas de photo contrainte et forcée, pas d’obligation de s’asseoir sur les genoux d’un vieux monsieur que l’on ne connaît pas, pas de chantage aux cadeaux…

Et la magie ?

La magie, c’est la fête ! Ce sont les bougies que l’on allume, le calendrier de l’avent (de Bougribouillons ^^) que l’on remplit ou que l’on ouvre, l’attente de voir toute la famille, la maison que l’on décore petit à petit, les gâteaux que l’on fait, les histoires que l’on lit, la fête des lumières, les spectacles de Noël…

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Je ne résiste pas à l’envie de conseiller un petit livre de Noël que nous adorons Samuel et moi : Le Noël de Balthazar de Marie-Hélène Place, Caroline Fontaine-Riquier et Emma Kelly. C’est une histoire magnifique sur la générosité, les illustrations sont très belles, c’est simple, efficace et magique.

Pour aller plus loin :

http://www.alternative-montessori.com/perenoelmontessori/

Ensemble naturellement : sois sage sinon le Père-Noël ne passera pas !

Des lectures pour nos petits bouts :

http://lesvendredisintellos.com/2014/12/07/histoires-et-chansons-de-noel-sans-jesus-ni-pere-noel/

http://www.alternative-montessori.com/livre-noel-autrement/

Crédit photo : Rovaniemi, Santa & Me – Taken by Marta during the weirdest trip ever: Tampere – North Cape – Stockholm – Helsinki.

Déjà de mauvaises habitudes, bébé ?

On peut câliner, allaiter, porter, prendre dans ses bras son bébé autant que l’on veut, si c’est cela qui nous convient dans notre relation, sans pour autant créer « de mauvaises habitudes ».

Deux choses me semblent importantes cependant. Tout d’abord, Maman et bébé doivent s’y retrouver et être heureux de la situation. Ensuite, il faut permettre à l’enfant à un certain moment d’être autonome.

J’allaitais Eulalie pour qu’elle s’endorme. Je m’allongeais avec elle le matin, l’après-midi, le soir et pendant la nuit, et c’était un super moment. J’ai voulu arrêter progressivement les tétées de la journée et de la nuit pour ne garder que celle du matin et du soir. Mon objectif était qu’elle apprenne à dormir et se rendormir toute seule, sans mon aide, sans téter. Je voulais aussi avoir un peu plus de temps libre pour moi. Nous avons commencé toutes les deux le sevrage. Comme c’était dur. C’était dur parce qu’on se coupait d’un moment que l’on aimait toutes les deux, c’était dur parce qu’il fallait qu’elle apprenne à s’endormir toute seule, c’était dur parce qu’il fallait changer nos habitudes.

Un bébé n’a pas de mauvaises habitudes, nous lui en donnons en créant une routine. Mais comme pour les adultes, les habitudes, ça se change.

Tout doucement, en accompagnant mon bébé, je lui ai appris à dormir toute seule. Je lui ai expliqué ce qui allait se passer, on y est allé progressivement, en commençant par les moments les plus faciles. La tétée du matin d’abord, puis celle du milieu de la nuit. Elle a pleuré, je l’ai accompagnée, je lui parlais. Ce n’est pas facile d’entendre son bébé pleurer, elle était en colère, j’écoutais sa colère. Mais j’étais sûre du bien fondé de ce changement.

J’avais confiance en elle, je savais qu’elle allait y arriver, que ce n’était que l’affaire de quelques jours.

Celle de l’après-midi a été plus difficile, c’était notre moment de sieste à deux, nous adorions ce moment. J’ai attendu les vacances pour être bien entourée et avoir du soutien. Finalement, le faire pendant les vacances était une mauvaise idée. Nous n’étions pas à la maison, les routines étaient bousculées et on voyait beaucoup de monde. Il était important pour moi d’avoir du soutien, mais cette tétée a été bien plus difficile à arrêter pour Eulalie. Il a fallu plus de temps pour changer cette habitude.

Et voilà, le plus dur est passé ! Maintenant, nous continuons une tétée le matin et une tétée le soir, j’ai plein de temps pour moi et Eulalie dort bien. Elle s’endort toute seule et ne se réveille plus la nuit.

Selon Leo Babauta de Zen Habits, il faut un mois pour un adulte pour changer une habitude et le meilleur moyen d’y arriver, c’est d’en changer une seule à la fois.

Pour un bébé, c’est plus simple aussi de ne changer qu’une habitude à la fois et d’y aller progressivement, mais nos enfants y arrivent bien plus facilement et rapidement que nous !

Pour aller plus loin (en anglais) – je n’ai pas trouvé d’articles qui me plaisaient en français, si vous en connaissez, n’hésitez pas à mettre des liens en commentaire !

http://naturalparentsnetwork.com/allowing-crying/

http://www.mamaeve.com/caring-for-baby-a-toddler/baby-a-toddler-sleep/247-how-respect-is-getting-me-more-sleep/

http://www.janetlansbury.com/2010/12/changing-toddler-sleep-habits-guest-post-by-eileen-henry/

http://www.janetlansbury.com/2011/03/breastfeeding-for-comfort-the-all-night-diner/

http://www.janetlansbury.com/2010/06/babies-breaking-habits-toddlers-dealing-with-change-3-steps-to-ease-the-way/

http://zenhabits.net/change-bad-habits/

Crédit illustration : John Tenniel –  Alice’s Adventures in Wonderland