Ezéchiel

Désolée pour cette longue absence, ces derniers mois ont passé à toute vitesse…

D’abord, j’ai eu une grosse panne d’inspiration. Je n’avais juste plus autant de plaisir à écrire ici qu’avant, les idées viennent un peu quand elles veulent, parfois pas du tout, et du coup, ce blog ne devient plus une priorité.

Et puis il suffit qu’une amie m’en parle, me demande s’il existe encore et qu’une autre me dise qu’elle aime le lire pour que tout à coup les idées reviennent… doucement…

J’ai fait le vide.

Tout à commencé l’année dernière (ici), mais depuis que j’ai mis le doigt dans l’engrenage, cette idée revient de façon régulière et presque compulsive.

De mars à juin, j’ai préparé un vide-grenier, j’ai enlevé des livres, des jouets, des ustensiles de cuisine, des vêtements, des bibelots… Et j’ai encore l’impression qu’il y en a trop… Il y a des choses qui sont là et dont je n’arrive pas à me défaire, d’autres qui partent facilement, certaines pour lesquelles j’ai mauvaise conscience, celles qui finissent par me manquer et d’autres qui me pèsent… Une fois le vide-grenier passé, j’ai rangé, trié, nettoyé, par petites étapes, dans toute la maison. C’était une nidification à grande échelle, il reste encore des choses à aménager, mais je voulais être disponible pour ce bébé, mes enfants, la famille et n’avoir aucune préoccupation autour de notre environnement. Je voudrais une maison qui se range et se nettoie en deux temps trois mouvements, avec peu d’efforts et beaucoup d’efficacité. Ce n’est pas encore gagné…

Et tout à coup, Ezéchiel est arrivé…

La valise n’était pas prête, mais ce n’était pas grave. J’étais surprise et heureuse, on se marrait à la maternité. L’accouchement s’est bien passé et les premiers jours étaient sereins… et puis il y a eu une petite hospitalisation, des problèmes de prise de poids et d’allaitement, les petites difficultés du premier mois…

Entre les tétées (nombreuses), les vacances scolaires, les petits soucis, les grands stress, la fatigue, la chaleur et l’accueil de notre petit bout dans notre univers, j’ai du mal à trouver du temps pour moi, pour écrire…

On part en vacances très bientôt et j’essaie de revenir plus motivée en septembre !

 

Eduquer à la joie

J’aime vraiment cette tendance au développement personnel. De manière générale, j’aime cette apologie de la bienveillance et de la simplicité.

Comme bonne petite bobo qui se respecte, je lis religieusement flow  et kaizen tous les deux mois, j’aime aller au yoga, je désencombre avec difficulté mais avec beaucoup de bonne volonté ma maison et je me dis tous les jours que malgré mes épisodes dépressifs passagers (légère obsession du contrôle, grande envie de perfection…), j’ai quand même vachement de chance et beaucoup de moments de bonheur.

Ce matin, en écoutant de la musique et en dansant dans le salon avec ma poupinette, je me suis dit qu’il manquait un pendant important à mon dernier article.

Eduquer à la paix, oui, et éduquer à la joie aussi !

  • écouter de la musique
  • danser
  • faire les foufous, se faire des guilis
  • chanter beaucoup, tout, n’importe quoi et n’importe comment
  • se dire des mots doux, des mots fous, des mots rigolos
  • jouer (aux petits bonhommes, aux jeux de société, de la musique…)
  • faire la fête et voir des amis
  • lire beaucoup de livres
  • se promener partout, en forêt, au musée, en ville, ailleurs
  • se faire plaisir, tous les jours
  • se faire des câlins
  • faire des grimaces
  • rire beaucoup, rire de tout
  • rêver
  • aimer à fond les ballons

Et rester persuadé que le bonheur n’a pas besoin de grand chose et qu’il se construit tout simplement.

Ah, les vacances !

J’aime les vacances scolaires. C’est un moment que l’on prend pour nous, pour ne rien faire, pour bousculer les habitudes et pour se faire plaisir.

On se lève tard, on regarde la télé tous ensemble, on voit les copains, on sort faire des jeux et au bout de quelques jours, toutes les petites routines d’organisation bien mises en place ont complètement disparu, c’est le bazar dans toute la maison et on vit dans un capharnaüm géant.

C’est génial.

Et crevant.

C’est aussi le moment où j’ai le plus de doute quant à ce que je fais avec mes enfants. Tout se bouscule.

Pourquoi crient-ils autant ? Est-ce qu’ils sont fatigués ? y a-t-il trop d’activités ? pas assez ?

Ils sont contents de passer du temps ensemble et ils se disputent…

Qu’est-ce que j’ai raté ? Mais pourquoi est-ce si difficile ? ça y est là, je suis fatiguée !

Pourquoi ne veut-elle pas faire la sieste ? (peut-être parce qu’elle s’est réveillée à 10h…)

Pourquoi cherche-t-il tout le temps mon attention ? (peut-être parce que je suis devant l’ordinateur…)

Pourquoi parle-t-il tout le temps ? (peut-être parce que c’est le fils de sa mère…)

Et puis à un certain moment, on trouve l’équilibre. Pas trop de télé, pas trop de sorties, privilégier les temps de sieste et raconter des histoires, essayer de jouer ensemble quand on peut et laisser le bazar, les cris, les pleurs, les chants et les moments de folie envahir la maison…

On est en vacances, on ne fait plus rien ^^

En plus :

J’aime le titre de se livre (peut-être à lire bientôt) :

tout va bien nous sommes paumés

J’aurais bien aimé que celui-ci soit encore édité en français :

Raising Our Children, Raising Ourselves: Transforming parent-child relationships from reaction and struggle to freedom, power and joy

Je suis en train de réfléchir à l’absence d’éducation :

La fin de l’éducation

Je sens que je n’ai pas fini de me poser des questions…

Crédits photo : Chris JLHolidays are for playing