Au travail !

Allez hop, ne pensez pas que vous allez manger gratos ! Pendant que le grand nettoie, la petite cuisine !

Il paraît que faire participer les petits aux tâches de la maison leur permet de développer des capacités motrices (regardez ces toutes petites mains qui écossent les fèves), de développer leur autonomie, le travail en équipe (il faut nous voir à la chaîne en train d’équeuter les épinards, je nettoie, Samuel équeute, Eulalie déchire et goûte les feuilles) et de renforcer leur confiance en eux. Et puis, entre nous, ça permet de passer un moment ensemble tout en les occupant et en bossant, bon plan !

Chez moi, de manière régulière : Samuel (4 ans) met la table et met son linge dans le panier à linge sale.

Pour le reste, ils participent s’ils ont envie. Eulalie m’a déjà aidée à vider le lave-vaisselle, Samuel aime laver les vitres et les carreaux et il adore balayer et laver par terre.

Deux problèmes peuvent se poser : 1 – Cela demande du temps : pour les accompagner, les briefer… (temps que l’on avait prévu pour faire du ménage…) 2 – bien évidemment, ce n’est pas nickel.

Quand Samuel lave le sol, on fait chacun son tour. Il balaie en premier (je fais un carré de scotch au sol pour qu’il puisse savoir où rassembler les miettes), puis je balaie. Il ramasse les miettes et je ramasse les miettes. Il passe la serpillère, puis c’est mon tour… C’est pas top de repasser derrière, mais bon, l’objectif final, quand même, c’est que ce soit fait…

Je pars du principe que tant que ça les éclate, autant en profiter !

L’activité préférée du moment : détapisser – 30 minutes de tranquillité et d’efficacité un samedi matin…

Faire la vaisselle : pas de problème…

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ô Joie !

Bonne année 2016 ! Je vous souhaite une année pleine de joie, de bienveillance et de beaux projets.

J’aime la nouvelle année. En fait, j’aime chaque début de période. Tous les trois mois environ, je prends de bonnes résolutions, souvent avec l’arrivée de la nouvelle saison. Je ne les tiens pas toutes, mais parfois, je constate avec bonheur que j’ai réussi à changer une de mes habitudes pour du mieux. J’aime l’idée de me dire que je suis perfectible et que à chaque moment, un petit effort peu me permettre d’approcher un peu plus de mes envies d’être du moment. Je ne suis pas en quête d’un idéal à proprement parler mais je me vois plutôt comme un être en constante évolution.

Cette année j’avais envie de partager avec vous les efforts que j’ai envie de faire, le petites habitudes que j’ai envie de prendre en tant que parent.

  • Arrêter de leur parler à la troisième personne – ça m’agace moi-même dès que je le fais : « Maman va retirer le manteau d’Eulalie. » « Samuel va aller mettre son pyjama… » – ce sont des personnes, pas des poupées.
  • Arrêter de parler d’eux avec quelqu’un comme s’ils n’étaient pas là alors qu’ils sont présents : « je trouve que Samuel a fait des supers dessins aujourd’hui.. ». Je vois bien que ça gêne Samuel.
  • Arrêter de me plaindre de leur comportement. Ça n’avance à rien et ce n’est agréable pour personne.
  • Leur donner plus de possibilité de faire des choses eux-même (laisser ma fille prendre son temps pour descendre les escaliers…).
  • Être un peu plus disponible pour jouer avec eux.
  • Continuer les efforts pour enlever toute forme de violence éducative ordinaire (chez nous, il y a encore des cris parfois, et encore pas mal de menace (descend tout de suite ou je me fâche…)) et trouver d’autres solutions qui fonctionnent.

Merci d’être là et de me lire toujours plus nombreux.

Ces petites stats que je regardais avec tristesse et trouille il y a quelques semaines encore me remplissent de joie maintenant. Ce n’est pas que vous êtes beaucoup plus nombreux (un petit peu plus, mais pas tant que ça), c’est qu’à force de me plaindre, j’ai petit à petit, grâce à mon entourage, compris que ce n’était pas franchement important et que, quand même, vous étiez là, à me lire, présents régulièrement, muets la plupart du temps, mais bien présents. Merci encore !

Crédit Photo : Happy New Year !Dressy Doll

Terribeul two

Ma pauvre petite louloute est en foufelle… Rien ne va pour elle. J’ai l’impression de voir son petit cerveau analyser et enregistrer une masse d’information impressionnante.

Ce dernier mois elle a enregistré des tonnes de mots, corrigé un max sa prononciation, chanté des chansons et fait fonctionner sa mémoire, elle enlève et met ses chaussures et elle veut mettre son gilet et son manteau toute seule. Elle essaie toutes les fermetures à glissière et les boutons, sans forcément y arriver mais avec une persévérance impressionnante. Et elle commence à comprendre la propreté et à être bien motivée.

Bref, elle pousse comme du liseron, fortement et rapidement. C’est impressionnant.

En contrepartie, tous ces apprentissages sont très fatigants. Tous ces efforts pour se faire comprendre sans y arriver parfois sont très frustrants. Toutes ces envies de faire et ces barrières qui parfois se mettent en travers de son chemin (comment ça, on ne peut pas vider son bain avec les petits gobelets dans la salle de bain ?) sont très difficiles à gérer.

Notre petite fille à sourire s’est transformée en grande fille à cris.

Pour nous aussi, ce n’est pas évident.

Ce que j’ai appris à travers Maria Montessori, c’est que ma fille traverse beaucoup de périodes sensibles et qu’elle a un besoin irrépressible de pratiquer des choses et de faire aller ses petites mains. Alors au boulot fifille : des fermetures à glissière à disposition pour s’entraîner à fond, des méthodes pour apprendre à s’habiller toute seule, des plateaux de versement pour pouvoir à loisir verser et verser sans tremper la salle de bain.

Je m’inspire beaucoup des vidéos de Céline Alvarez (dont je parle ici) que vous pouvez trouver ici :

https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/2015/07/21/activites-pratiques/

Et du très bon livre de Tim Seldin : Eveiller, épanouir, encourager son enfant qui est, pour moi, un must-have dans sa bibliothèque d’apprenti parent.

Et puis on accompagne les colères et les frustrations du mieux qu’on peut en essayant de rester « unruffled » (imperturbable, d’un calme olympien) comme le conseille Janet Lansbury (en anglais).

Et puis, il y a tous ces moments où on finit par s’énerver parce qu’on ne se comprend pas, où le calme olympien est au dessus de nos possibilités et on fait de l’autorité pure et dure (j’ai dit non ! quand c’est non, c’est non!)… Et où, a posteriori, on n’est pas trop fiers de notre façon d’agir, mais bon, la fatigue, l’incompréhension, la difficulté nous donne de bonnes excuses.

Dans ces cas-là, j’ai toujours Alice Miller dans un coin de la tête et le moment où elle explique dans le chapitre sur la pédagogie noire (C’est pour ton bien) que le but de certains éducateurs était de retirer au plus tôt toute volonté propre de l’enfant, de les plier très vite sous le joug de l’adulte, avant qu’ils aient en mémoire qu’un jour, ils avaient leur propre volonté…

Cette lecture, la pratique régulière du yoga ainsi que de bonnes nuits de sommeil (c’est un tout) me permettent de faire de mon mieux pour respecter la volonté de mon adorable gremlin.

Ne pas suivre son instinct

J’ai lu un article (en anglais) qui m’a beaucoup marquée. Il expliquait que, souvent, on donnait comme bon conseil parental de suivre son instinct.

Pour l’auteur, c’était un très mauvais conseil. Que faire si ton instinct te dicte de frapper ton enfant ?

Cet article me revient quand je me sens à bout et que je crie. C’est instinctif. Naturellement, c’est la seule réponse que j’ai trouvé à ce moment là. Je n’ai parfois qu’une envie, c’est de tout passer par la fenêtre, enfants compris, mais, comme je suis quelqu’un qui réfléchi (un peu), je ne le fais pas et je prends sur moi. Finalement, je fonctionne très peu à l’instinct.

Pour me rassurer et me donner des pistes différentes, je lis. Pourtant, je suis incapable de suivre une méthode à la lettre. Souvent je la digère et je l’adapte. Je pioche deci-delà les conseils qui me parlent, les petits ingrédients pour faire ma soupe.

J’aime chez Montessori :
– l’autonomie de l’enfant
– le bon sens et le côté pratique
– le fait de suivre l’enfant et le laisser acteur de son développement
– le fait que l’enfant ait en lui même son propre curiculum

J’aime chez Magda Gerber/Janet Lansbury
– l’application des règles de la maison en douceur et dans la bienveillance
– le devoir de ne pas s’oublier en tant que personne et de poser clairement ses limites
– l’accompagnement des émotions de l’enfant
– l’acceptation des colères et frustrations
– l’absence d’éloge et de désapprobation
– l’amour inconditionnel

Ces deux méthodes m’ont permis d’être moins angoissée dans mon rôle de parent. Je m’offre le luxe d’être naturelle avec eux et de prendre le risque de les frustrer pour ne pas les laisser faire ce qui me dérange. Mon bien être est important pour leur bien être : du respect pour tout le monde !

J’aime aussi lire Peps qui est un peu plus léger et me donne souvent des clés faciles à utiliser.

Ma prochaine lecture, Isabelle Filliozat (Au coeur des émotions de l’enfant et j’ai tout essayé !).

Quels sont les livres qui vous ont marqué, les méthodes qui vous ont plu ou les meilleurs conseils qu’on vous a donné en matière d’éducation ?

Crédit Photo : State Library Victoria CollectionsReading on the verandah

Laisse-moi découvrir tout seul !

Souvent, j’ai envie de poser Eulalie en haut du toboggan et de voir son sourire en descendant.

Mais j’attends.

J’attends qu’elle sache grimper d’elle-même sur l’échelle et qu’elle puisse appréhender tranquillement la hauteur avant de se lancer.

Et c’est long, souvent frustrant, de ne pas pouvoir lui procurer rapidement le plaisir de glisser sur un toboggan.

J’ai décidé de suivre les conseils RIE et de laisser l’enfant découvrir par lui-même sans que ce soit imposé.

Quand mon envie est trop forte, je pense toujours à ces petits qui sont mis trop tôt sur un manège et qui pleurent pendant tout le tour alors que les parents sont déçus et frustrés de ne pas leur avoir procuré le plaisir qu’ils pensaient leur offrir. Cela me permet d’être plus patiente.

Il y a quelques jours, Eulalie a grimpé sa première échelle de toboggan (toute seule mais j’étais derrière elle pour m’assurer qu’elle ne tombe pas), je l’ai aidé à se placer tout en haut et la voilà partie à glisser sur le toboggan. Le plaisir de la découverte et la fierté d’y avoir été toute seule, le bonheur d’avoir pu prendre son temps, d’être sûre de ne pas avoir peur valaient mille fois mes petits moments de frustration au parc.

Elle y est retourné sans arrêt jusqu’à ce qu’on s’en aille, avec le même plaisir, perfectionnant au passage sa technique pour grimper à l’échelle et pour se placer tout en haut du toboggan.

Au parc, c’est devenu une habitude (pour moi, pas pour son papa), de ne pas intervenir si elle n’est pas en danger et de la laisser libre de grimper, courir, bouger et de ne pas la pousser à faire des choses qu’elle ne maîtrise pas. Je ne la pose pas sur la balançoire, ni sur le petit jeu qui bascule, je ne la pose pas sur le toboggan et je la laisse petit à petit appréhender les jeux. Cela nous va bien.

A la maison, c’est un peu plus dur, parce qu’elle suit sont frère et, comme son frère, elle veut faire des dessins et utiliser des feutres… Les découvertes sont moins évidentes, mais je ne l’aide pas quand elle joue et j’essaie de l’aider le moins possible quand elle dessine ou quand elle colle des gommettes (elle se débrouille très bien, en fait).

Je me rends compte que l’aider le moins possible lui donne confiance en elle et lui permet d’être plus habile.

Bien évidemment, je ne la laisse jamais dans la difficulté. Quand elle est coincée, je viens l’aider !

Sinon, tu as prévu quoi comme activité avec tes enfants ? Rien. Rien, c’est bien (aussi).

À la naissance de Samuel, je pensais que pour éveiller son enfant correctement, il fallait faire beaucoup d’activités avec lui.

Mais quelles activités proposer à mon tout petit ? Comment être présente et le stimuler pour être sûre qu’il soit heureux, épanoui, intelligent, brillant, occupé, attentif, curieux, ouvert d’esprit, bien dans ses pompes… ?

Il faut dire que je ne suis pas une animatrice née. Je déteste jouer à autre chose qu’aux jeux de société et je suis une calamité en bricolage… Je sais chanter des chansons, j’en connais un paquet, et raconter des histoires.

Pour me rassurer de mes angoisses, comme toujours, j’achète des bouquins.

J’ai acheté les bouquins de Marie-Hélène Place et de Eve Herrmann sur les activités d’éveil Montessori. Ce sont les premiers que je trouvais qui proposaient des activités pour les moins de 3 ans. Cela m’a ouvert à la pédagogie Montessori. J’ai lu, encore et toujours, Montessori cette fois.

En lisant Montessori, j’ai appris que les enfants étaient naturellement intelligents, brillants, attentifs, curieux, ouverts d’esprit, etc, et que pour nourrir tout cela, il fallait les laisser libres de choisir leurs propres activités et les laisser faire avec nous les tâches de tous les jours.

Puis j’ai découvert RIE qui dit qu’il faut aussi laisser la liberté à nos enfants de jouer tous seuls, dès qu’ils sont tout petit et que cela ne sert à rien d’occuper ses enfants à longueur de journée. Quel soulagement !

Magda Gerber fait la différence entre le « Wants Nothing Quality Time » et « Wants Something Quality Time ».

Wants Nothing Quality Time – I love it – c’est le moment où je m’assieds dans la piaule de mes enfants et je viens les regarder jouer. Parfois, ils viennent sur mes genoux, on parle un peu. Samuel me sollicite assez souvent pour réparer un truc, mettre le casque d’un chevalier. Je suis là pour eux, simplement, et comme ils le veulent. Parfois, je ne fais rien, parfois, je bois de la soupe avec Totoro (mais je n’ai ni mon téléphone, ni ma liste de course à faire…).

Wants Something Quality Time – c’est le temps d’interaction. Là, pour le coup, on fait quelque chose. Soit quelque chose qu’ils ont envie de faire (dessin, lire un livre, pâte à modeler…) ou quelque chose que l’on doit faire (sortir, s’habiller, manger…). S’il faut se préparer, j’explique à Eulalie ce qui va se passer et je l’habille, Samuel s’habille tout seul mais je suis présente et je l’aide si besoin.

Il y a aussi des moments où j’ai besoin d’être toute seule. Ces moments-là, généralement, ils jouent seuls. Eulalie encore plus que Samuel, parce que depuis qu’elle est toute petite, je l’ai souvent laissée jouer toute seule à côté de moi, alors que je faisais autre chose.

J’ai arrêté de culpabiliser de ne pas être une animatrice hors pair pour mes enfants et j’ai vite apprécié à quel point c’est important pour nous tous d’avoir nos temps de liberté.

Bienvenue 2015 – On s’organise !

❤ ❤ Les vacances ! ❤ ❤

Nous nous sommes reposés, nous avons soigné les petits nez qui coulent, nous avons magnifiquement fêté Noël, nous avons vu nos familles et nous avons rechargé nos batteries et nos réservoirs affectifs.

J’espère qu’il en était de même pour vous.

Je suis prête pour 2015 !

Je voudrais partager quelques petits trucs que j’ai trouvé sur internet pour bien commencer l’année :

Tout d’abord, le must du must : le classeur maison 2015 à imprimer du blog Confession d’un accro à l’organisation.

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Des beaux printables gratuits pour organiser de fond en comble la gestion de la maison, merci Magalie pour ce merveilleux travail ! J’ai hâte de tout remplir et de gagner le plus de temps possible sans me sentir débordée !

En deuxième, pour celles et ceux que les matinées d’école effraient, le tableau des matins fastoches de Minireyve et Rita le Chat.

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Un beau tableau illustré à remplir pour permettre à nos petits bouts de se débrouiller au mieux le matin. Pour l’avoir en beau et en grand, vous pouvez le télécharger sur le site de Minireyve.

Pour finir, je vais mettre en place une poutre du temps pour Samuel.

Qu’est-ce qu’une poutre du temps ?

La poutre du temps est un calendrier linéaire qui permet grâce à des petites étiquettes de facilement se repérer dans le temps.

Tous les jours, l’enfant colle une petite étiquette, il visualise ainsi le temps qui passe et l’arrivée des événements comme les anniversaires par exemple.

Tout est super bien expliqué par Cécile du blog la cour des petits, qui propose une poutre du temps super chouette à télécharger ici

Une-Poutre-du-temps

Bonne année 2015 à tous !

Crédits photos :

– Flickr – Krissy Venosdale – To Do List or Wish List?

le classeur maison 2015 à imprimer du blog Confession d’un accro à l’organisation.

– le tableau des matins fastoches de Minireyve

– la poutre du temps de la cour des petits

La motricité libre

J’ai découvert la motricité libre après les débuts de la marche pour Samuel mais avant la naissance d’Eulalie. C’est pourtant tellement simple, pourquoi ne pas y avoir pensé avant ?

C’est le visionnage du DVD d’Albert Coeman un bébé comment ça marche qui m’a vraiment marquée.

De fil en aiguille, je me suis intéressée au travail d’Emmi Pikler. Je ferai un article plus précis à son sujet plus tard.

Puis, avant de faire cet article, j’ai participé aux ateliers motricité libre de la Cause des Parents et à la conférence qu’il y a eu sur le sujet.

Pour bien vous expliquer le concept, je partage les belles illustrations de Bougribouillons et je vous résume un peu la conférence que j’ai suivi.

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Dans un environnement préparé pour le laisser explorer, l’enfant se redresse lui-même, à son rythme et passe de la position sur le dos, au ventre, puis assis et debout et enfin à la marche (en passant par plein de positions intermédiaires…). Ses acquis sont bien solides, il connaît bien son corps.

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C’est parce qu’il y a des objets intéressants que l’enfant a envie de bouger. Il a besoin de découvrir et de manipuler des objets. L’enfant n’a pas besoin d’être stimulé par l’adulte ni que celui-ci lui apprenne à jouer, c’est son environnement qui doit lui proposer des petits défis à sa portée, et c’est en observant son enfant que l’on connaît les défis qui sont à sa portée. Ce qui a été facile à mettre en place :

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– pas de transat, mais un tapis – laisser Eulalie sur le dos

– pas de matériel de puériculture inutile (transat, coussin ou fauteuil pour forcer la position assise, youpala (hyper dangereux) et trucs pour forcer la position debout…)

– laisser Eulalie se déplacer comme elle l’entend

– la laisser grimper les escaliers en restant derrière elle pour s’assurer qu’elle ne tombe pas

– faire évoluer avec elle son environnement.

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Ce qui est difficile :

– Ne pas aider Eulalie (sauf si elle est vraiment en difficulté)

– Ne pas intervenir (sauf si elle est en danger, bien évidemment)

– Ne pas la mettre assise, ne pas la mettre en haut du toboggan, ne pas être pressés, en somme.

– Et surtout, ne pas faire pour elle (ni pour Samuel, d’ailleurs)

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Mille mercis à Bougribouillons pour les belles illustrations et pour le lien vers la vidéo :

 

Adapter l’environnement de son enfant #1

La deuxième grande étape de la pédagogie Montessori est d’adapter l’environnement à l’enfant.

Adapter l’environnement, ça peut être très simple, comme poser un porte-manteau à la hauteur de l’enfant et un petit banc pour qu’il puisse mettre ses chaussures dans l’entrée,  mettre de petits paniers pour ranger facilement les jouets, mettre en hauteur ce qui ne peut vraiment pas être tripoté et mâchouillé.

Puis on peut aller plus en détail pour permettre à l’enfant d’être le plus autonome possible.

Nous avons commencé à mettre en place des choses assez simples :

Dans la cuisine :

-une chaise évolutive pour pouvoir monter et descendre tout seul de table

– un marchepied stable pour être à la bonne hauteur pour aider en cuisine

– de la vraie vaisselle (pas en plastique) mais adapté à la taille de chacun : verres à liqueur sans pied pour Eulalie, petits verres en verre pour Samuel et assiettes à soupe en céramique, un petit pot à eau léger pour pouvoir servir de l’eau.

2014-10-07 13.11.16 – la vaisselle est dans un buffet accessible pour Samuel (3 ans) mais pas pour Eulalie (1 an).

– du matériel adapté pour cuisiner et faire le ménage.

– les activités manuelles accessibles (peinture, pâte à modeler, feutres, crayons, ciseaux, gomettes et feuilles)

Dans le salon :

– un espace de jeux pour Eulalie (avec un miroir)

– des jeux accessibles et faciles à ranger (dans des petits paniers) pour Samuel

– quelques livres

– des petites chaises

Dans la salle de bain :

Nous avons la chance d’avoir un bidet, il sert de lavabo à Samuel.

Il y a d’autres solutions comme chez Elisa de Et Dieu créa…

Dans la chambre de Samuel : 2013-09-15 18.20.39 – un lit accessible (depuis ses 20 mois)

– la lampe de chevet accessible

– des petites étagères avec les livres, les jouets

– un petit fauteuil et un petit pouf pour lire

– un petit bureau avec le matériel à dessin disponible (aucun problème de dessin sauvage sur les murs ou fauteuils pour l’instant…)

– un espace pour accrocher les dessins

– des casiers à vêtements accessibles avec des étiquettes pour montrer où se trouve quel vêtement.

Dans la chambre d’Eulalie

– les jouets accessibles

– pendant une période, elle avait le lit par terre, nous avons remis le petit lit en hauteur, mais je ferai un article à ce sujet.

Tout n’est pas d’un académisme « montessorien » complet, je n’ai pas d’étagère avec du matériel pédagogique Montessori, partant du principe que c’est plus pour l’école.

Mais, petit à petit, nous faisons de notre univers un environnement adapté aux enfants.

Pour plus d’univers Montessori :

http://fr.pinterest.com/clemmelc/montessori/

En français :

http://mercimontessori.blogspot.fr/2013/04/ma-maison-montessori-le-salon.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2013/07/ma-maison-montessori-la-chambre-denfant.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2014/03/ma-maison-montessori-la-salle-de-bain.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2012/11/laire-de-jeu-de-louiselle.html

http://mercimontessori.blogspot.fr/2014/09/un-espace-lumiere.html

En anglais :

http://carrotsareorange.com/10-ways-integrate-montessori-home/

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2013/05/my-entry.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2013/11/getting-dressed-at-two-.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2013/02/pouring-a-drink-and-snack-preparation-.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2012/12/tips-for-creating-a-montessori-bedroom.html

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2012/11/brushing-teeth-washing-hands-the-bathroom-.html

http://thefullmontessori.wordpress.com/2013/06/20/how-to-montessori-your-home/

http://www.howwemontessori.com/how-we-montessori/2012/08/little-things-that-make-a-difference.html

Et si vraiment, cela vous inspire, vous trouverez de très bonnes idées dans les livres suivants :

Éveiller, épanouir, encourager son enfant, Tim Seldin

Le quotidien avec mon enfant, Jeanette Toulemonde