C’est grave.

J’ai bien mis en place la prise en considération des émotions et de la douleur de mes enfants en arrêtant de leur dire « c’est pas grave » quand ils se font mal.

Et là, je l’ai répété plusieurs fois. Mon garçon revenait de sortie scolaire, il avait oublié son gilet dans le bus et pleurait toutes les larmes de son corps pour ce gilet.

Je tentais de lui expliquer que pour moi, ce n’était pas grave qu’il perde son gilet, que je n’étais pas en colère. Et je répétais cette expression en vain. Il était inconsolable.

Et puis j’ai appris plus tard que la sortie scolaire s’était très mal passée pour Samuel. Ils étaient partis ramasser des légumes dans une ferme, tous les enfants pouvaient grignoter des légumes sauf lui, à cause de ses allergies alimentaires (aux noix, pistaches et amandes…). Il avait du coup perdu tout intérêt pour la journée et était resté collé à la maîtresse.

Ce soir-là, ce n’était pas que la perte du gilet mais aussi toute la déception et la frustration de la journée qu’il pouvait enfin extérioriser dans mes bras.

Et oui, c’était grave.

On a retrouvé le gilet, je l’ai bercé comme un petit, je l’ai laissé pleurer tout ce qu’il avait à pleurer, j’ai attendu, sans rien dire, qu’il se calme, il ne m’a jamais dit que la journée ne s’était pas vraiment bien passée…

Pour aller plus loin :

Ensemble naturellement – C’est rien, c’est rien, ce n’est pas grave

Famille Harmonie – Arrête tes caprices

Crédit Photo : Amanda TiptonTantrum

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