Quand on n’est pas sur la même longueur d’onde

Tout ce qui touche à mes enfants est un sujet un peu sensible, et il m’arrive souvent de ne pas être tout à fait d’accord avec l’intervention d’un autre adulte, même de leur papa.

En règle générale, j’ai tendance à ne pas intervenir entre mon enfant et l’adulte (sauf si je sens que mon enfant est agressé ou si la situation ne me semble vraiment pas juste) et cela me demande pas mal de contrôle. Mais, il me semble important de laisser à chacun la possibilité de dire quelque chose à mes enfants quand ils dépassent les bornes.

Quand la façon de faire de ma moitié est différente et que cela ne me plaît pas trop, je me rassure en me disant de lui faire confiance, c’est leur papa, il fera forcément ce qui lui semble juste et approprié. Je le laisse toujours faire et je suis toujours d’accord avec lui devant les enfants. Si vraiment ce qu’il fait me dérange, je lui en parle quand on est que tous les deux. J’ai la chance d’avoir un conjoint plutôt réceptif à tout ce que je peux mettre en place avec les enfants. Il ne va pas lire les livres que je lis, mais ce n’est pas grave. Je lui explique toujours ce que je trouve intéressant dans mes lectures, nous en parlons souvent et nous nous mettons d’accord sur la façon de procéder.Nous sommes les parents, nous sommes une équipe.

Quand il s’agit de relations familiales plus éloignées comme les grands-parents, oncles et tantes ou amis, là, je laisse faire, parce que je sais que ce qui prime, c’est ce que nous, en tant que parents, nous transmettons. Cette confiance me permet d’accepter plus facilement le fait que le mouvement ne soit pas tout à fait libre pour Eulalie dans certains endroits, et de relativiser. Oui, nous pratiquons le libre mouvement, non, ce n’est pas la fin du monde si elle est dans un transat de temps en temps chez ses grands-parents parce que c’est plus pratique.

Je ne veux pas interférer dans les relations qu’ils peuvent construire avec les autres adultes parce que je pense que c’est important qu’ils construisent leur propre histoire et leurs propres affinités avec leurs proches.

J’arrive aussi de mieux en mieux à prendre du recul sur les remarques que l’on peut nous faire sur l’éducation de nos enfants. Quand vraiment les remarques sont difficiles à accepter, j’essaie d’expliquer parfois comment nous voyons les choses, mais la technique qui fonctionne le mieux encore, elle vient de mon amie Sophie. Elle s’appelle le « dizyouais ».

Le « dizyouais », c’est la façon de dire « oui oui » à toute remarque entraînant un conflit dans lequel on ne veut pas s’engager, et de faire strictement ce que l’on veut ensuite, sans tenir compte de la remarque. C’est aussi ça être parent, finalement, et c’est la beauté de la chose, on prend à droite à gauche les conseils qui nous parlent, on essaie de faire fonctionner ce qui nous semble intelligent à la maison, et le reste n’est pas important.

Pour aller plus loin :

http://familleharmonie.com/2013/12/13/comment-survivre-au-temps-des-fetes/

en anglais

Accepting Grandparents’ Good Intentions (With Humble Apologies To My Father-in-Law)

 

 

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