être (parfait) ou ne pas être (parfait), telle est la question

Alors que j’étais en train de m’énerver, d’insulter et de secouer mon téléphone qui me faisait des misères (marche pas ce machin, flûte zut crotte de biquette) et que Samuel était là, il me regardait et m’écoutait, je me disais deux choses :

La première : « oui bon, ce n’est pas comme ça qu’il va apprendre à ne pas s’énerver quand quelque chose ne fonctionne pas comme il le veut »

C’est vrai que je l’entends souvent pester… et c’est vrai que c’est notre attitude et notre façon d’être qui aide le plus un enfant à agir comme on aimerait qu’il le fasse.

Comment attendre d’un enfant qu’il dise merci si nous même nous ne lui disons jamais merci ? Comment attendre d’un enfant qu’il ne crie pas si nous même nous passons notre journée à crier ?

J’entends encore Samuel me dire : « On ne dit pas ouais, Maman, on dit oui ! »

Alors, chaque jour, j’essaie de faire attention à ce que je suis, parce que ce sont nous, les parents, en tant que modèle, qui font grandir nos enfants. Ce sont nos discours qu’ils entendent et qu’ils intègrent.

La deuxième : « Ouais bon, personne n’est parfait ! »

Et tant mieux ! Je sais que jamais je ne serai une maman parfaite comme décrite dans les bouquins, parce que c’est trop de boulot et je suis un peu flemmarde. Je le vis bien parce que c’est affreux et effrayant les gens parfaits. Quant à nos enfants, ils ont déjà tendance à nous idéaliser, si de temps en temps, on ne se comporte pas comme il faut, ils savent que même leurs parents se trompent, et ce n’est pas grave.

J’essaie autant que je peux de m’affranchir du regard des autres. Ce n’est pas facile quand je suis en pleine réflexion sur mes choix éducatifs et qu’on m’assène des remarques un peu salées.

J’essaie autant que je peux d’être aussi bienveillante à mon égard que je le suis pour mes enfants. Parfois, je ne me sens pas tout à fait bien sûre de ce que je fais et parfois je me plante et parfois je ne fais absolument pas ce qu’il faudrait, je le sais, mais je le fais quand même. Bon, ce n’est pas grave. J’avance, je me construis.

J’ai pour me rassurer cette magnifique citation de Jeannette Toulemonde dans Le quotidien avec mon enfant :

 » J’ai moi-même ces regrets pour mes enfants : tout ce que, par ignorance dont je ne suis pas coupable, je n’ai pu leur donner ! Toute cette froideur autour de certains d’entre eux ! Mes amis, qui ont pour eux la jeunesse et l’expérience, disent : on peut beaucoup rattraper tout au long de la vie d’un enfant, et surtout les premiers temps, avec de l’attention, de la tendresse, de la confiance et une bonne dose d’optimisme. Rien n’est vraiment perdu. »

Pour aller plus loin :

http://familleharmonie.com/2014/01/30/limperfection-risquer-sa-signifiance/

http://familleharmonie.com/2013/10/02/le-courage-de-faire-des-erreurs/

http://grumeautique.blogspot.fr/2014/05/du-tri-selectif-dans-le-champ-lexical.html

4 réflexions au sujet de « être (parfait) ou ne pas être (parfait), telle est la question »

  1. Un enfant, çà enregistre tout… il a je pense, conscience de sa fragilité, il répond à l’appel de la vie au risque de la découverte et il a tellement besoin de de notre regard d’amour pour grandir….

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai trouvé un équilibre qui marche bien : je me permet d’être moins parfait de temps en temps, mais par contre, je veille à toujours être JUSTE. Et donc à aller m’excuser et expliquer si j’ai raté mon coup.

    Pis sentir qu’on est fatigué et le dire aux enfants pour qu’ils nous aident, ça aide aussi.

    Aimé par 1 personne

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