Home sweet home – le congé parental et moi

C’est une histoire classique – enceinte du deuxième, plus de frais de nounou que de salaire, pas de grandes perspectives dans la boîte dans laquelle je travaille, une grande envie de prendre le large aussi, du coup, j’ai décidé de prendre un congé parental.

Oui mais ce n’était pas sans une grande crainte : devenir la bonne ménagère, être uniquement la mère de mes enfants, perdre (presque) toute vie sociale… Tout ce que ma mère avait combattu en continuant à travailler avec quatre enfants, j’avais peur de le devenir.

De plus, j’ai vécu une dépression post-natale à la naissance de Samuel, la reprise du travail m’avait fait beaucoup de bien. J’avais très peur d’être dans le même état à la naissance du deuxième.

Ouf ! pas de dépression post-natale à la naissance d’Eulalie ! Je ne voyais pas les jours passer et j’ai envoyé ma lettre soulagée de me dire que je ne reprendrai pas à la fin de mon congé maternité qui arrivait beaucoup trop vite.

Et voilà, j’étais « à la maison » – mon abonnement à Causette se retournait dans sa tombe. Il m’est souvent arrivé, quand je rencontre de nouvelles personnes, qu’on ne me pose pas de question sur ce que je fais de mes journées, comme si, évidemment, je les passais entre les couches et les fourneaux tout en ruminant ma dépression de desperate housewife…

Ce n’est pas tout à fait ça, en fait, je vais de surprises en surprises

1 – Oui je m’occupe d’une grande partie de la gestion de la maison (repas, course, ménage, lessive…) mais pas toute seule et comme j’en ai le temps et l’envie. Je ne dirais pas que ça m’éclate, mais au moins, j’organise petit à petit notre lieu de vie, nous consommons mieux, nous sommes plus en accord avec nos convictions écolo, et ça, ça me plaît !

2 – Oui je m’occupe de mes enfants presque toute la journée (Samuel va à l’école le matin, Eulalie va chez la nounou deux matinées par semaine) et ça me plaît ! (à fond, même, c’est vraiment génial)

3 – Oui, je trouve du temps pour moi (enfin, depuis septembre), pour appeler ma mère, mes frangines, mes copines, pour lire des livres, aller sur internet, pour écrire un blog, faire du yoga et ça me plaît !

4 – Oui, je manque cruellement de vie sociale, et ça me manque… mais attention, nous sortons, quand même ! Nous sommes inscrits au centre social et nous faisons des activités, je papote avec mes voisines, nous allons très souvent au parc…

Pas de dépression à l’horizon pour moi. Peut-être parce que c’est un choix, peut-être parce que je vois ce moment comme un instant privilégié pour me recentrer, pour ralentir, pour respirer, peut-être parce que je ne le vis pas comme une contrainte mais comme une chance. Je sens que je change et cela me donnera sûrement une énergie différente, qui sera toujours là quand je reprendrai le travail.

crédit photo : Courrier International – La « ménagère » idéale imaginé par Nestlé dans les années 1950 

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