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Une promesse

Je regardais mes tout petits, là.

Mes poussins, mes enfants, mes loupiots, mes petits cœurs, mes amours, mes tout beaux, waouh, je les aime à fond les ballons, c’est indescriptible quand même.

J’aime tes histoires et tes chansons, Samuel. J’aime ton obsession pour Starwars, ton enthousiasme pour tout (sauf pour l’école…), ta façon si particulière d’être raisonnable quand on prend le temps de t’expliquer et ton énergie, ta façon méticuleuse de construire des vaisseaux en petit lego et ton agacement quand tu n’y arrives pas, tes parcours de billes, ton petit bazar, tes dessins de plus en plus précis, tes envies d’être grand et ton besoin d’être encore tout petit.

J’aime ton humeur joyeuse et ta trogne quand tu boudes, Eulalie. J’aime la concentration que tu mets dans tout ce que tu fais, y compris retourner tous les jeux du salon, tes envies d’indépendance et d’autonomie et ce petit langage qui change chaque jour, tes dessins et les gommettes que tu colles partout, ta façon de bercer ta poupée, de lui enlever ses chaussures et de venir me demander de les remettre tout de suite après en disant : « arrive pas à ouvrir », tes chansons aux paroles approximatives et ton amour pour l’eau et la musique.

Je vous aime, tous les deux, et je vous fais une promesse.

Je vous promets d’être là pour vous, de faire de mon mieux pour ne jamais vous blesser et pour toujours vous accompagner, de vous aimer et de vous respecter comme vous êtes, toujours et sans attendre rien en retour.

* * *

Pour aller plus loin :

Un coup de cœur pour dire encore et toujours combien on aime nos enfants de façon inconditionnelle :

Mon amour de Astrid Desbordes, Pauline Martin

le livre Mon Amour d’Astrid Desbordes et Pauline Martin. Il est magnifique !

le 30 avril, c’est la journée de la non-violence éducative, il n’y a pas d’événements à Lyon (vous pouvez trouver le planning des événements en France ici) mais on peut toujours visiter le site de l’oveo, relire cet article. En attendant, je vais faire le plein de câlins !

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S’impliquer dans l’école, une solution ?

L’école dans laquelle est Samuel cette année n’est pas une école « classique ».

D’un point de vue pédagogique, c’est une école nouvelle, et j’en avais déjà parlé et , et sûrement, j’en parlerais encore, pour vous l’expliquer plus en détail.

Parmi les principes importants de l’école nouvelle, il y a la coresponsabilité des acteurs.

Nous sommes tous, parents compris, des acteurs de l’école.

Cela se traduit par la base : se dire bonjour, être attentifs aux travaux effectués par les enfants, être présents aux réunions.

Mais, on nous demande un peu plus : nous sommes adhérents, non pas d’une association de parents d’élèves, mais de l’école qui est une école associative.

Concrètement, cela veut dire que nous sommes tous parti prenante de l’école à partir du moment où nos enfants la fréquentent, nous sommes conviés à l’assemblée générale pour connaître le bilan annuel de l’école et nous sommes régulièrement tenus au courant de tout ce qui se passe dans l’école (notamment par une feuille de chou électronique qui s’appelle le Quoi de Neuf que personnellement j’adore…)

Cela ne veut pas dire pour autant que nous interférons avec le travail des enseignants. La communication permet une vraie confiance.

Nous sommes aussi mis à contributions.

Le minimum syndical est le nettoyage complet de l’école en équipe un samedi matin avant les vacances scolaires et le lavage d’une partie des serviettes de tables et torchons des élèves (l’école est petite, 100 élèves) une fois par année scolaire.

Comme les enfants (qui mettent la table, distribuent les goûters…), les parents aussi ont un métier à faire dans l’école.

Selon nos envies et notre temps libre, on peut s’impliquer encore plus. Il y a pour cela les commissions : la commission entretien qui fait des petits bricolages pour l’école (mobilier, changer les néons…), la commission promotion qui fait la promotion de l’école dans certains événements (forum des asso, salon primevère…), la commission écho-lien qui s’intéresse à la pédagogie (soirée pédago-tartines pour comprendre ce que font nos enfants avec les réglettes cuisenaires…), la commission gestion qui aide la trésorière à faire les comptes, la commission ressources qui cherche des ressources pour les projets…

Ce n’était pas évident pour moi au départ de m’engager… J’avais un petit peu peur de l’investissement demandé et puis je ne savais pas trop choisir.

Finalement, le projet qui me tentait le plus, c’était la campagne de financement participatif lancé par la commission ressource pour financer en partie la construction d’une scène – costumothèque dans la cour de l’école.

Ce projet parlait à la fois à mon côté geek (comment fonctionne une campagne de financement participatif ?) et à mon enfant intérieur (non mais qui n’a pas rêvé d’avoir une scène et des costumes à disposition ?)

Nous sommes une équipe de six parents à faire tourner la machine : newsletters, facebook, page kisskissbankbank.

L’expérience est vraiment réjouissante. J’apprends plein de trucs, j’apprends aussi à connaître d’autres parents d’élèves et j’ai vraiment l’impression d’être actrice dans l’école de mon garçon et de mieux en connaître son fonctionnement. C’est vraiment top. Chacun s’investit comme il peut, y consacre le temps qu’il veut, le tout dans la bonne ambiance et sans jugement. Un vrai bon travail d’équipe !

J’ai l’impression qu’une partie de la réussite de cette école vient aussi des parents qui sont impliqués et acteurs. Pour ma part, j’aime me sentir concernée !

Notre projet :

La page de financement participatif sur kisskissbankbank

la page Facebook

L’école nouvelle :

L’association nationale pour le développement de l’éducation nouvelle

 

 

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I’ve been busy lately

En ce moment, je suis super occupée…

Je m’occupe de la campagne de financement participatif de l’école de Samuel .

C’est vraiment génial de pouvoir s’impliquer à fond dans l’école de ses enfants, d’avoir l’impression de mettre son petit grain sel, je vous ferais bien un petit article à ce sujet.

Et comme je suis légèrement obsessionnelle, je vais sur la page facebook et la page kisskissbankbank au minimum 3 fois par jour.

Et puis j’ai découvert la méthode KonMari. Je suis une grande bordélique, plutôt accumulatrice et il m’est de plus en plus difficile d’avoir l’impression de passer mon temps à ranger, de retrouver du bazar partout et de passer un temps fou à faire mon ménage.

J’ai déjà fait plusieurs tentatives, testé plusieurs méthodes (genre Flylady ou Dominique Loreau) et j’aime essayer de nouvelles choses, ne serait-ce que pour prendre ce qui me convient et changer ma façon de faire.

J’ai fait des routines, acheté un super planner sur le blog « Accro à l’organisation », testé le classeur maison, et ça va mieux, mais comme on dit chez les ch’tis, c’est toudis le brin à m’baraque…

Alors quand je vois qu’un bestseller s’appelle la magie du rangement, je ne peux qu’imaginer que quelqu’un a percé le secret de Mary Poppins et que cette personne est prête à tout révéler !

Je réussis à me procurer la dite formule magique (Marion, si tu me lis, merci merci merci) Et plouf, naissance d’un nouveau trouble obsessionnel : vider à tout prix ma maison et ranger mes affaires à la vertical comme des livres…

J’ai trouvé le livre très drôle. J’imaginais Marie Kondo, businesswoman célibataire dans son appartement de 20m² maxi hyper optimisé de Tokyo en train de considérer l’âme de ses objets… Dire bonjour à sa maison, au revoir et merci aux objets que l’on jette, ne garder que quatre bouquins… Ahahahaha ! Elle est où la partie où on apprend à claquer des doigts ?

Et puis à la fin du livre, j’avais envie de commencer. J’ai commencé dans l’ordre préconisé par le livre : mes vêtements. J’ai tout mis par terre dans notre chambre. J’y ai ajouté tous les manteaux et vêtements qui traînaient à droite à gauche puis les accessoires… 6 sacs de fringues prêts à être virés et une armoire bien rangée plus tard, j’étais contaminée…

Ça va faire un mois et demi que j’ai commencé. J’ai débarrassé 16 sacs de vêtements (avec les vêtements des petits) – 150 bouquins – 50 cd – 2 énormes cartons de trucs divers (jouets inutiles, sacs, petit électroménagers en double…) – tous mes bulletins scolaire…

J’en suis encore au tri des papiers mais déjà je me sens plus légère et ça me motive pour bien respecter mes routines…

Je ne sais toujours pas claquer les doigts comme Mary Poppins mais je gagne en efficacité !

 

 

Crédit Photo : Wall-e !

Pour aller plus loin :

Méthode Konmari :

http://www.monblogdemec.fr/rangement-methode-konmari-livre-marie-kondo/

http://productivyou.com/ma-seance-tri-methode-konmari/

http://tellementswell.com/methode-konmari-mariekondo/

http://www.cocoonetmoi.fr/le-grand-menage-3-la-methode-konmari/

Méthode Flylady

okaasan-leblog.com faire-de-vide-pour-mieux-repartir-la-methode-flylady

http://www.flylady.net/ (en anglais)

 

 

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Au travail !

Allez hop, ne pensez pas que vous allez manger gratos ! Pendant que le grand nettoie, la petite cuisine !

Il paraît que faire participer les petits aux tâches de la maison leur permet de développer des capacités motrices (regardez ces toutes petites mains qui écossent les fèves), de développer leur autonomie, le travail en équipe (il faut nous voir à la chaîne en train d’équeuter les épinards, je nettoie, Samuel équeute, Eulalie déchire et goûte les feuilles) et de renforcer leur confiance en eux. Et puis, entre nous, ça permet de passer un moment ensemble tout en les occupant et en bossant, bon plan !

Chez moi, de manière régulière : Samuel (4 ans) met la table et met son linge dans le panier à linge sale.

Pour le reste, ils participent s’ils ont envie. Eulalie m’a déjà aidée à vider le lave-vaisselle, Samuel aime laver les vitres et les carreaux et il adore balayer et laver par terre.

Deux problèmes peuvent se poser : 1 – Cela demande du temps : pour les accompagner, les briefer… (temps que l’on avait prévu pour faire du ménage…) 2 – bien évidemment, ce n’est pas nickel.

Quand Samuel lave le sol, on fait chacun son tour. Il balaie en premier (je fais un carré de scotch au sol pour qu’il puisse savoir où rassembler les miettes), puis je balaie. Il ramasse les miettes et je ramasse les miettes. Il passe la serpillère, puis c’est mon tour… C’est pas top de repasser derrière, mais bon, l’objectif final, quand même, c’est que ce soit fait…

Je pars du principe que tant que ça les éclate, autant en profiter !

L’activité préférée du moment : détapisser – 30 minutes de tranquillité et d’efficacité un samedi matin…

Faire la vaisselle : pas de problème…

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ô Joie !

Bonne année 2016 ! Je vous souhaite une année pleine de joie, de bienveillance et de beaux projets.

J’aime la nouvelle année. En fait, j’aime chaque début de période. Tous les trois mois environ, je prends de bonnes résolutions, souvent avec l’arrivée de la nouvelle saison. Je ne les tiens pas toutes, mais parfois, je constate avec bonheur que j’ai réussi à changer une de mes habitudes pour du mieux. J’aime l’idée de me dire que je suis perfectible et que à chaque moment, un petit effort peu me permettre d’approcher un peu plus de mes envies d’être du moment. Je ne suis pas en quête d’un idéal à proprement parler mais je me vois plutôt comme un être en constante évolution.

Cette année j’avais envie de partager avec vous les efforts que j’ai envie de faire, le petites habitudes que j’ai envie de prendre en tant que parent.

  • Arrêter de leur parler à la troisième personne – ça m’agace moi-même dès que je le fais : « Maman va retirer le manteau d’Eulalie. » « Samuel va aller mettre son pyjama… » – ce sont des personnes, pas des poupées.
  • Arrêter de parler d’eux avec quelqu’un comme s’ils n’étaient pas là alors qu’ils sont présents : « je trouve que Samuel a fait des supers dessins aujourd’hui.. ». Je vois bien que ça gêne Samuel.
  • Arrêter de me plaindre de leur comportement. Ça n’avance à rien et ce n’est agréable pour personne.
  • Leur donner plus de possibilité de faire des choses eux-même (laisser ma fille prendre son temps pour descendre les escaliers…).
  • Être un peu plus disponible pour jouer avec eux.
  • Continuer les efforts pour enlever toute forme de violence éducative ordinaire (chez nous, il y a encore des cris parfois, et encore pas mal de menace (descend tout de suite ou je me fâche…)) et trouver d’autres solutions qui fonctionnent.

Merci d’être là et de me lire toujours plus nombreux.

Ces petites stats que je regardais avec tristesse et trouille il y a quelques semaines encore me remplissent de joie maintenant. Ce n’est pas que vous êtes beaucoup plus nombreux (un petit peu plus, mais pas tant que ça), c’est qu’à force de me plaindre, j’ai petit à petit, grâce à mon entourage, compris que ce n’était pas franchement important et que, quand même, vous étiez là, à me lire, présents régulièrement, muets la plupart du temps, mais bien présents. Merci encore !

Crédit Photo : Happy New Year !Dressy Doll

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Terribeul two

Ma pauvre petite louloute est en foufelle… Rien ne va pour elle. J’ai l’impression de voir son petit cerveau analyser et enregistrer une masse d’information impressionnante.

Ce dernier mois elle a enregistré des tonnes de mots, corrigé un max sa prononciation, chanté des chansons et fait fonctionner sa mémoire, elle enlève et met ses chaussures et elle veut mettre son gilet et son manteau toute seule. Elle essaie toutes les fermetures à glissière et les boutons, sans forcément y arriver mais avec une persévérance impressionnante. Et elle commence à comprendre la propreté et à être bien motivée.

Bref, elle pousse comme du liseron, fortement et rapidement. C’est impressionnant.

En contrepartie, tous ces apprentissages sont très fatigants. Tous ces efforts pour se faire comprendre sans y arriver parfois sont très frustrants. Toutes ces envies de faire et ces barrières qui parfois se mettent en travers de son chemin (comment ça, on ne peut pas vider son bain avec les petits gobelets dans la salle de bain ?) sont très difficiles à gérer.

Notre petite fille à sourire s’est transformée en grande fille à cris.

Pour nous aussi, ce n’est pas évident.

Ce que j’ai appris à travers Maria Montessori, c’est que ma fille traverse beaucoup de périodes sensibles et qu’elle a un besoin irrépressible de pratiquer des choses et de faire aller ses petites mains. Alors au boulot fifille : des fermetures à glissière à disposition pour s’entraîner à fond, des méthodes pour apprendre à s’habiller toute seule, des plateaux de versement pour pouvoir à loisir verser et verser sans tremper la salle de bain.

Je m’inspire beaucoup des vidéos de Céline Alvarez (dont je parle ici) que vous pouvez trouver ici :

https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/2015/07/21/activites-pratiques/

Et du très bon livre de Tim Seldin : Eveiller, épanouir, encourager son enfant qui est, pour moi, un must-have dans sa bibliothèque d’apprenti parent.

Et puis on accompagne les colères et les frustrations du mieux qu’on peut en essayant de rester « unruffled » (imperturbable, d’un calme olympien) comme le conseille Janet Lansbury (en anglais).

Et puis, il y a tous ces moments où on finit par s’énerver parce qu’on ne se comprend pas, où le calme olympien est au dessus de nos possibilités et on fait de l’autorité pure et dure (j’ai dit non ! quand c’est non, c’est non!)… Et où, a posteriori, on n’est pas trop fiers de notre façon d’agir, mais bon, la fatigue, l’incompréhension, la difficulté nous donne de bonnes excuses.

Dans ces cas-là, j’ai toujours Alice Miller dans un coin de la tête et le moment où elle explique dans le chapitre sur la pédagogie noire (C’est pour ton bien) que le but de certains éducateurs était de retirer au plus tôt toute volonté propre de l’enfant, de les plier très vite sous le joug de l’adulte, avant qu’ils aient en mémoire qu’un jour, ils avaient leur propre volonté…

Cette lecture, la pratique régulière du yoga ainsi que de bonnes nuits de sommeil (c’est un tout) me permettent de faire de mon mieux pour respecter la volonté de mon adorable gremlin.

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CACA BOUDIN !

Je reprends le titre et l’illustration de couverture d’un de nos livres préférés : CACA BOUDIN de Stéphanie Blake.

Le but de cet article n’est pas de faire l’éloge de ce magnifique et ô combien essentiel livre de littérature de jeunesse mais de parler de la phase caca prout de Samuel (Oui, oui, vous avez bien lu…).

Pour ceux qui me connaissent un peu, j’ai la fâcheuse tendance à avoir un vocabulaire assez fleuri. J’ai réussi néanmoins à diminuer le nombre d’expressions pas très jolies et d’en remplacer quelques unes par de beaux « Saperlipopette » et « Crotte de bique » ou encore « Zut zut zut flûte et crotte de biquette ».

Il n’y a que dans la voiture, où, parfois, fusent certains mots qui finissent par « tain » ou par « oiré » et parfois aussi « **tain ***del de *erde **gage gros *on… »

Les règles sont simples. Ces mots-là, on a le droit de les dire seulement dans la voiture, et même de les crier, de les chanter et de les répéter tout le long de la route. (mais pas dans la voiture de Mamie…)

Caca boudin, par contre, étant donné que c’est un mot tiroir qui permet à Samuel d’exprimer sa colère parfois, son dégout, ou d’essayer de faire rire, pas de règle pour celui-là. Il sort quand il veut.

Parfois même, on l’utilise pour détendre l’atmosphère et pour faire rire, alors on transforme nos voix, on force nos rires, et puis ça se termine en gros fou rire à base de caca boudin et patate pourrie.

Alors oui, bon, on aura tous un vocabulaire fleuri. Ça permet aussi de commencer à avoir un aperçu global des niveaux de langues (qu’est-ce qu’on peut dire aux copains, à papa et maman, à la maîtresse et pourquoi on ne peut pas dire ces mots là n’importe quand et à n’importe qui…) et de mieux comprendre ce concept plus tard, et puis de commencer à envisager les synonymes (autour du caca, cela va de soi), et puis, sait-on jamais, c’est toujours un moyen d’enrichir son vocabulaire…

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Je me rassure comme je peux… Après je sais que ce n’est qu’une phase et que ça va passer. Ça va sûrement être plus difficile quand les vrais gros mots sortiront de la voiture…

Pour le fun :

http://omnilogie.fr/O/Le_vocabulaire_du_capitaine_Haddock

https://fr.wikipedia.org/wiki/Caca_boudin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Eduquer à la joie

J’aime vraiment cette tendance au développement personnel. De manière générale, j’aime cette apologie de la bienveillance et de la simplicité.

Comme bonne petite bobo qui se respecte, je lis religieusement flow  et kaizen tous les deux mois, j’aime aller au yoga, je désencombre avec difficulté mais avec beaucoup de bonne volonté ma maison et je me dis tous les jours que malgré mes épisodes dépressifs passagers (légère obsession du contrôle, grande envie de perfection…), j’ai quand même vachement de chance et beaucoup de moments de bonheur.

Ce matin, en écoutant de la musique et en dansant dans le salon avec ma poupinette, je me suis dit qu’il manquait un pendant important à mon dernier article.

Eduquer à la paix, oui, et éduquer à la joie aussi !

  • écouter de la musique
  • danser
  • faire les foufous, se faire des guilis
  • chanter beaucoup, tout, n’importe quoi et n’importe comment
  • se dire des mots doux, des mots fous, des mots rigolos
  • jouer (aux petits bonhommes, aux jeux de société, de la musique…)
  • faire la fête et voir des amis
  • lire beaucoup de livres
  • se promener partout, en forêt, au musée, en ville, ailleurs
  • se faire plaisir, tous les jours
  • se faire des câlins
  • faire des grimaces
  • rire beaucoup, rire de tout
  • rêver
  • aimer à fond les ballons

Et rester persuadé que le bonheur n’a pas besoin de grand chose et qu’il se construit tout simplement.

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Eduquer les enfants à la paix

Mon petit garçon est un chevalier. Il aime son épée, il aime Batman et Spiderman (sans connaître leur histoire), il aime attaquer des méchants, sauver des princesses et il aime les pistolets.

Mais d’où vient tout ça ?

D’autant que je me souvienne, nous ne sommes pas franchement portés sur une définition bien couillue de ce que doit être un mec, un vrai…

Oui, nous avons des comics à la maison de Batman, mais ils ne sont pas à portée de petites mains.

Oui, nous avons la télé, mais il ne regarde que les petits dessins animés des zouzous, mon voisin totoro, quelques Disney…

Oui, il a la panoplie de chevalier et les petits bonhommes pour jouer (parce qu’il est à fond) (mais non, pas de pistolet chez nous…)

Mais pourquoi un bâton est-il si vite transformé en épée ?

D’où vient cette fascination ?

Parfois je lui demande à quoi sert son épée.

Il me répond : à tuer les méchants, maman !

je lui dis : Quels méchants ?

– mais Maman, les voleurs !

– je ne vois pas de voleurs. Je n’en ai jamais rencontré. Généralement, les gens que je rencontre sont plutôt gentils…

– oui mais il faut se défendre !

– Je ne me sens pas en danger…

….

Nous avons encore cette culture de l’homme, du vrai, celui avec sa bite et son couteau, nous baignons dedans. Il suffit de voir les horribles bouses de dessins animés pour enfant diffusés sur certaines chaînes… Encore et toujours un scénario manichéen : des affreux méchants qui sont combattus par les gentils, les mecs sont forts et les filles un peu coconnes (avec des voix horripilantes) mais fortes quand même. C’est moins pire que ce que l’on a pu regarder petit mais ça n’a quand même pas beaucoup évolué…

Il suffit de regarder une fois Macha et Michka pour voir qu’un excellent scénario peut exister sans gentil ni méchant….

Aujourd’hui, j’ai envie d’enlever de la vie de mes enfants toute forme de violence, j’ai comme une envie d’envoyer valser les épées et les bonhommes et les disney.

Aujourd’hui, j’ai envie d’ouvrir mes enfants au monde et à ses beautés, aujourd’hui, plus que jamais, leur enseigner la bienveillance, le respect, la paix.

Pour aller plus loin :

http://www.alternative-montessori.com/paix-maria-montessori/

Crédit photo : Svenwerk Peace

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Ah, les vacances !

J’aime les vacances scolaires. C’est un moment que l’on prend pour nous, pour ne rien faire, pour bousculer les habitudes et pour se faire plaisir.

On se lève tard, on regarde la télé tous ensemble, on voit les copains, on sort faire des jeux et au bout de quelques jours, toutes les petites routines d’organisation bien mises en place ont complètement disparu, c’est le bazar dans toute la maison et on vit dans un capharnaüm géant.

C’est génial.

Et crevant.

C’est aussi le moment où j’ai le plus de doute quant à ce que je fais avec mes enfants. Tout se bouscule.

Pourquoi crient-ils autant ? Est-ce qu’ils sont fatigués ? y a-t-il trop d’activités ? pas assez ?

Ils sont contents de passer du temps ensemble et ils se disputent…

Qu’est-ce que j’ai raté ? Mais pourquoi est-ce si difficile ? ça y est là, je suis fatiguée !

Pourquoi ne veut-elle pas faire la sieste ? (peut-être parce qu’elle s’est réveillée à 10h…)

Pourquoi cherche-t-il tout le temps mon attention ? (peut-être parce que je suis devant l’ordinateur…)

Pourquoi parle-t-il tout le temps ? (peut-être parce que c’est le fils de sa mère…)

Et puis à un certain moment, on trouve l’équilibre. Pas trop de télé, pas trop de sorties, privilégier les temps de sieste et raconter des histoires, essayer de jouer ensemble quand on peut et laisser le bazar, les cris, les pleurs, les chants et les moments de folie envahir la maison…

On est en vacances, on ne fait plus rien ^^

En plus :

J’aime le titre de se livre (peut-être à lire bientôt) :

tout va bien nous sommes paumés

J’aurais bien aimé que celui-ci soit encore édité en français :

Raising Our Children, Raising Ourselves: Transforming parent-child relationships from reaction and struggle to freedom, power and joy

Je suis en train de réfléchir à l’absence d’éducation :

La fin de l’éducation

Je sens que je n’ai pas fini de me poser des questions…

Crédits photo : Chris JLHolidays are for playing